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Méthode, gouvernance & tiers de confiance

Des données fiables viennent d'une structure indépendante et d'une méthode qu'on peut vérifier.

Une concertation n'a de valeur que si élus, agents et habitants font confiance à ses résultats. Voici ce qui garantit cette confiance chez nous, et ce que vous pouvez contrôler.

Indépendance

Une structure d'intérêt collectif.

Holon Systems est une association loi 1901 de l'ESS, en préfiguration de SCIC. Nous ne sommes ni la filiale d'un grand groupe ni une agence de communication politique. Les excédents sont réinvestis dans le projet, sans dividendes.

La forme vers laquelle nous évoluons, la société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), réunit dans sa gouvernance des collèges distincts : salariés, structures bénéficiaires, contributeurs, partenaires. Aucun commanditaire ne peut à lui seul orienter la structure.

Qui fait quoi

Holon Systems et IdeoSphere.

Une équipe et un outil. Le logiciel ne remplace pas la présence humaine : il prolonge dans le temps ce que le terrain a lancé.

L'équipe

Holon Systems

  • Conseil méthodologique : définition des questions utiles à la décision, choix des publics et des lieux.
  • Déploiement humain : stands, ateliers participatifs (post-it, cartes), relais associatifs, et enquêtes en face à face quand une vérité terrain est nécessaire.
  • Animation de l'espace : ouverture des groupes, modération, questions ciblées.
  • Analyse : classement des idées, lecture par groupe d'habitants, synthèses, et sondages sur échantillon quand il en faut.
  • Restitution devant les instances : exécutif, conseil, conférence des maires, riverains.

L'outil

IdeoSphere

  • Un espace d'échange local, aussi simple qu'un fil d'actualité : les habitants publient, réagissent et discutent entre eux.
  • Structuré par groupes : un groupe par concertation, par quartier ou par thème, plus ou moins ouvert selon le besoin.
  • Des questions ciblées : un message peut être une question adressée à un ensemble précis d'habitants (un quartier, les usagers d'une ligne).
  • Des données croisables d'une concertation et d'un groupe à l'autre. Une discussion locale peut éclairer une question posée ailleurs.
  • Sans barrière d'usage : QR code ou lien, sans application à installer.
  • Conforme au RGPD dès la conception : on ne collecte que ce qui sert l'analyse.
  • Un logiciel souverain et ouvert : le code est publié sur GitHub.

Rigueur méthodologique

Six principes pour une écoute fiable.

Un espace d'échange n'est pas un sondage. Ces principes garantissent que ce qui en ressort reflète la diversité des habitants, et pas seulement les plus prompts à s'exprimer.

1

Aller chercher ceux qu'on n'entend pas

La composition des participants est comparée chaque semaine aux données du recensement. Si un public manque (les jeunes, les actifs, un quartier), nous réorientons le terrain : lieux, horaires, relais associatifs.

2

Savoir qui parle

Chaque participant renseigne un court profil : tranche d'âge, situation (actif, étudiant, retraité…), commune ou quartier. Une idée n'est jamais lue hors de son contexte.

3

Des sujets qui construisent

Des questions ouvertes d'idéation, formulées sans orienter, où les propositions s'additionnent au lieu de s'opposer. Une modération active écarte les messages agressifs ou hors sujet.

4

Une lecture par groupe d'habitants

Pas d'« avis moyen » qui écrase les minorités. Nous montrons ce que perçoit et propose chaque groupe (les jeunes, les familles, tel quartier), dès qu'il compte au moins 30 participants. Un groupe très présent ne parle pas à la place des autres.

5

Des priorités fixées par les habitants

Les participants réagissent aux idées des autres et soutiennent celles qu'ils jugent utiles. Les solutions qui remontent en tête sont celles que les habitants ont eux-mêmes mises en avant, pas celles que nous aurions choisies.

6

Chaque outil à sa place

L'espace d'échange révèle des perceptions et des solutions. Quand une décision exige un chiffre précis, avec sa marge d'erreur, nous menons un sondage sur échantillon, en face à face sur le terrain.

Concrètement

Sur le réaménagement d'une place, les retraités sont souvent les plus nombreux à proposer. Leurs idées sont présentées comme les leurs. Celles des familles et des jeunes apparaissent à côté, avec le même poids de lecture, même s'ils sont moins nombreux.

Et si les jeunes sont moins de 30, nous ne présentons pas leurs idées comme représentatives d'une génération : nous retournons sur le terrain les chercher, au lycée, au campus ou au club de sport.

Déroulé type

Cinq étapes, pour une commune comme pour une métropole.

Durée habituelle : 8 semaines pour une commune, 12 pour une intercommunalité.

1 · Cadrer la décision

On part de la décision à éclairer (un investissement, un aménagement, un document cadre), pas d'une liste de questions.

2 · Concevoir et valider

Groupes à ouvrir, premières questions, charte de modération, plan de terrain (lieux, horaires, formats), validation par le commanditaire.

3 · Lancer et faire vivre

Stands et ateliers sur les lieux de vie pour faire connaître l'espace, puis discussions et questions ciblées dans IdeoSphere. Suivi hebdomadaire de la composition des participants.

4 · Analyser

Classement des idées et des priorités, lecture par groupe d'habitants et par secteur. Sondage sur échantillon si la décision exige un chiffre précis.

5 · Restituer

Synthèse décisionnelle, version grand public, annexe méthodologique, base de données anonymisée.

Données personnelles

Le minimum nécessaire, rien de plus.

  • Seules les informations utiles à l'analyse sont demandées. La localisation s'arrête à la commune ou au quartier, jamais à l'adresse.
  • Les participants savent, dès leur inscription, à quoi servent leurs contributions. Les rapports ne présentent que des résultats agrégés.
  • Les rôles sont fixés par contrat : le commanditaire est responsable du traitement, Holon Systems agit comme sous-traitant.
  • La durée de conservation est fixée dès le départ. Les données sont ensuite supprimées ou remises au commanditaire.

Nos limites, posées d'avance

Ce que nous ne faisons pas.

  • Des sondages d'intentions de vote ou de popularité d'élus.
  • De la communication politique ou institutionnelle déguisée en consultation.
  • De la revente ou de la réutilisation de données sans accord écrit.
  • Des consultations « alibi » dont le commanditaire ne s'engage pas à restituer les résultats.
  • Des enquêtes de satisfaction ou des « qu'est-ce qui ne va pas ? » pour lancer un espace : on commence par des sujets qui construisent.

Vous voulez examiner la méthode de plus près ?

Nous pouvons vous montrer l'espace d'échange, un plan de terrain et une annexe méthodologique avant tout engagement.